Séduire un Business Angel (I) : les conditions à remplir

Les «Anges d’entrepreneuriat» apportent du capital aux start-up non rentables en phase de démarrage. Mais avant de faire appel à eux, il y a une ou deux choses utiles à connaître.

En général, une start-up démarre grâce à un pécule apporté par les fondateurs, une aide d’un incubateur ou un petit subside public. Quand elle passe à la vitesse supérieure, il faut trouver d’autres sources de financement : crowdfunding, crowdlending ou encore capital apporté par des Business Angels.

Fournisseurs de «capital intelligent»

Ces derniers sont d’anciens entrepreneurs, des cadres ou des managers, qui disposent d’un patrimoine financier et souhaitent l’investir dans de jeunes sociétés. Ils se distinguent des fonds de capital-risque car ils agissent avec leur propre argent. Leur objectif est de réaliser une plus-value mais pas seulement. Ils cherchent aussi à contribuer à l’entrepreneuriat. C’est ainsi qu’ils fournissent des conseils aux start-up dans lesquelles ils investissent. Ils ouvrent leur carnet d’adresses, etc.

Tout cela se fait dans le cadre d’une relation personnelle mais aussi formalisée. En contrepartie de leur apport, ils obtiennent une participation au capital (entre 10% et 30%), ainsi qu’un siège au conseil d’administration, d’où ils peuvent influer. Leur horizon d’investissement varie : 3, 5, 7 ans. Ensuite, ils revendent leur part. Ou accusent des pertes si la start-up a échoué… Leur contribution a un dernier intérêt : elle sert d’effet de levier, déclenchant l’adhésion d’autres acteurs, plus classiques : invests, fonds, etc.

Ces Business Angels agissent le plus souvent dans le cadre de réseaux. En Belgique, on en trouve deux : Be Angels du côté francophone et BAN Vlaanderen du côté flamand. Ils investissent alors en commun. D’autres acteurs font le même métier mais se présentent comme des fonds. Exemples : LeanSquare ou The Faktory.

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